Yves Geffroy prend la tête de l'hôpital

Yves Geffroy, 58 ans, sera le nouveau directeur du CHIC (Centre hospitalier intercommunal) Alençon-Mamers. Sa nomination sera officialisée en juin par le ministère de la....

Dernière mise à jour : 03/12/2012 à 12:26

Yves Geffroy succède à Bruno Fournel
Yves Geffroy succède à Bruno Fournel

Yves Geffroy, 58 ans, sera le nouveau directeur du CHIC (Centre hospitalier intercommunal) Alençon-Mamers. Sa nomination sera officialisée en juin par le ministère de la Santé. L’homme n’est pas un inconnu : depuis le 15 janvier dernier, c’est lui qui assure la direction par intérim de l’établissement suite au départ de Bruno Fournel (parti à Amiens).
Lire dans l’Orne Hebdo du 22 mai

  1. LABBE
    11 mars 2014 00:15
    Monsieur LABBE STEPHANE

     
    le 16/12/2013
     
     
     
     
    Monsieur le directeur
    Centre hospitalier
    25 rue Fresnais
    61000 ALENCON
     
     
     
     
     
     
    Monsieur,
     
    N’ayant pas eu de réponse à mon courrier adressé en 2012 concernant le mauvais fonctionnement de votre établissement, je me permets d’attirer de nouveau votre attention sur ce que j’appelle un dysfonctionnement tant médical que relationnel.
     
    Lors de ce courrier je vous signalais l’étrange conflit entre deux services pour le partage d’un bloc opératoire (entre les docteurs DE TINGUY, responsable du service chirurgie urologie et RIVALLAIN responsable du service chirurgie viscérale, entre l’opération du cancer T4 de ma mère, dont sa vie dépendait et d une opération bénigne d’une tierce personne en viscérale - dixit vos confrères).
     
    Hospitalisée en août 2012 pour un cancer de la vessie, ma mère est sortie de votre hôpital en septembre 2012 avec une poche urinaire et une poche fécale avec confirmation du docteur DE TINGUY qu’il n’y avait plus de trace de cancer.
     
    Comme pour tout cancer découvert à un stade si avancé, si grave, le protocole habituellement préconisé est une visite tous les trois mois. Ma mère n’a eu qu’un contrôle à trois mois,  puis il a fallu attendre six mois avant qu’elle ne soit revue ?! Mais son état de santé s’est très rapidement détérioré avant même de passer ce contrôle des 6 mois avec une insuffisance rénale. Au mois d’août 2013, elle a été en effet de nouveau hospitalisée suite à un affaiblissement important. Il a fallu trois jours à vos services pour diagnostiquer une occlusion intestinale ??, passant par le diagnostic d’une gastro-entérite, puis d’un problème cardiaque.Nous avons dû rappeler à l’équipe médicale de son contrôle des six mois pour son cancer de la vessie, pour que l’équipe médicale fasse le lien entre l’état de santé, de plus en plus affaiblit de notre mère, et ses antécédents de cancer ??! A quoi sert les dossiers médicaux informatisés que vous avez ? Notre mère a alors été opérée d’urgence pour une occlusion intestinale par le docteur DAOUDI. Lors de cette opération le chirurgien n’a pu que constater l’avancée généralisée du cancer en découvrant des polypes carcinomes sur divers organes. Le cancer avait eu le temps d’évoluer rapidement en l’absence de surveillance adéquate. Nous étions furieux face à la négligence des médecins si lourde de conséquence pour la vie de notre mère !
     
    Nous avons demandé auprès de ce dernier un transfert dans un centre hospitalier ayant un service spécialisé en cancérologie, la seule chance pour notre mère de s’en sortir. Il nous a été répondu que nous ne pouvions pas changer de département et que l’hospitalisation à CAEN ou LE MANS était impossible. Pourtant suite à la circulaire du 2 mars 2006 relative aux droits des personnes hospitalisées il y a un article qui stipule que « toute personne est libre de choisir l’établissement de santé qui la prendra en charge ».
     
    Après une convalescence, ma mère est rentrée chez elle en octobre 2013, sans aide ni prise en charge spécifique. Aucun de vos médecins ne l’a suivie ou a délivré une ordonnance de soins à domicile pour surveillance.
     
    Elle est retournée à l’hôpital le lundi 25 novembre 2013, très amaigrie. Nous l’avons appelée le mercredi 27 novembre comme tous les jours, elle avait une conversation audible mais difficile. Le lendemain matin vers 9h00, inquiet, nous l’avons rappelée mais cette fois-ci les infirmières nous ont dit qu’elle ne parlait plus et ne bougeait plus. J’ai demandé à l infirmière quel était son état, elle m’a répondu qu’elle ne savait pas et qu’elle ne pouvait rien dire car les médecins de service ne leur communiquaient pas d’informations et qu’ils ne pouvaient pas parler au téléphone.
     
    Ma sœur habite à PARIS et moi RENNES. J’ai donc fait le déplacement dès le début de l’après midi pour découvrir ma mère avec un visage complètement atrophié, les yeux ouverts et cherchant de l air. J’ai de nouveau demandé des explications à l’infirmière, il m’a été répondu qu’elle était remontée comme cela du scanner et qu’elle n’avait aucune information des médecins.
     
    Un scanner sur une personne qui ne bougeait plus et ne répondait plus c’est de l’inconscience, voir de l’incompétence notoire. Ce scanner aurait dû lui être dispensé depuis plusieurs mois puisque prévu depuis longtemps. Je soupçonne et j’accuse qu’il a été réalisé pour facturer un acte à la sécurité sociale, un abus inacceptable que je dénoncerai !
     
    Au vue d’une respiration très difficile, agonisante, je suis allé voir le docteur DE TINGUY pour qu’elle lui administre de la morphine afin qu’elle ne souffre plus. Elle a répondu que ma mère ne souffrait pas, n’a donc rien prescrit en précisant qu’elle passerait dans la chambre rapidement. Elle m’a laissé dans la détresse dans laquelle je me trouvais, elle n’est passée que 3heures30 plus tard, toujours en signalant que ma mère ne souffrait pas. Quand ma sœur est arrivée, cette dernière a également constaté combien notre mère souffrait. En insistant, le docteur STOIKA a prescrit de la morphine à faible dose et nous sommes restés toute la nuit comme ça avec des infirmières impuissantes car elles attendaient les consignes de ces « grands médecin »s. Pendant ce temps, toute la nuit, notre mère agonisait dans d’atroces souffrances, ne trouvant pas l’apaisement nécessaire pour pouvoir partir en douceur, elle ne pouvait plus parler pour défendre ses droits, ses membres étaient crispés et elle cherchait sa respiration.
     
    Le lendemain, dans la matinée, nous avons demandé à l’équipe médicale de soulager notre mère, évoquant la loi LEONETTI de 2005 afin de l’aider à se détendre car elle était de plus en plus contractée. Nous étions conscients de son état de santé. Nous ne demandions à votre équipe médicale qu’un soutien afin qu’elle puisse mourir dans la dignité et non dans la souffrance. Au vu de son état, nous nous énervions de plus en plus car nous avons vu un personnel soignant compétent mais impuissant, attendant les consignes de ces « grands médecins » qui ne voient que leur nombril et leurs égos. Devant notre insistance, le docteur des soins palliatifs, qui a dû attendre l’accord du docteur DE TINGUY, a fait administrer par une infirmière une dose minime d’anxiolytique HYPNOVEL. Même un docteur du service palliatif doit demander au chef de service l’autorisation de prescrire mais dans quel monde vivons-nous dans votre HOPITAL ou devrais-je dire mourons-nous ? Il ne s’agissait pas d’un traitement létal mais juste un traitement lui permettant de se détendre pour affronter la mort dans la paix.
     
    Après cette injection ma mère s’est détendue et s’en est allée après avoir subi toutes ces incohérences médicales qui lui ont fait vivre une véritable torture en fin de vie !! Cela aurait pu être évité si les docteurs chirurgiens DE TINGUY et DAOUDI avaient mis leur égo de côté et s’étaient un peu plus intéressés à leur patient en communiquant avec le personnel soignant et en s’inquiétant des volontés du malade.
     
    Ma mère est décédée le vendredi 29 novembre 2013 vers 13h00
     
    Monsieur le directeur, notre famille a plusieurs questions qui sont sans réponse à ce jour :
    A quoi a servi le dernier scanner dont nous n’avons eu aucun résultat. Vos « spécialistes » n’avaient donc pas vu que notre mère était en fin de vie ?;
    Pourquoi son transfert a-t’il été refusé vers un service de cancérologie alors que vous ne disposez pas d’un tel service avec médecins cancérologues ? lui otant une chance supplémentaire de vivre ;
    Pourquoi l’hôpital n’a pas mis en place un suivi médical plus présent ? le protocole cancer prescrit une visite tous les trois mois après opération d’un cancer aussi sévère, la visite a eu lieu au bout de six mois à l’occasion d’une urgence médicale et parce que nous avons rappeler nous même à l’équipe médicale de l’existence de ce contrôle, en nous étonnant qu’aucun médecin ne nous en parle ?
    Pourquoi le personnel soignant, très compétent, semble manquer d’information de la part de vos médecins, laissant la famille dans l’ignorance et l’inquiétude ?
     
    Monsieur le directeur, vous n’avez pas répondu il y a un an à mon recommandé qui dénonçait la guerre de vos médecins chef de service pour un bloc opératoire. Je ne pense pas que vous fassiez acte de courage pour ce présent courrier.
     
    Veuillez agréer, monsieur le directeur,mes salutations distinguées.
     



                                                                                                                                            MONSIEUR LABBE STEPHANE
    Copie adressée :
    OUEST FRANCE
    ORNE HEBDO
    ARS (agence régionale de santé)
  2. LABBE
    11 mars 2014 00:13
    Monsieur le directeur
    Centre hospitalier
    25 rue Fresnais
    61000 ALENCON






    Monsieur,

    N’ayant pas eu de réponse à mon courrier adressé en 2012 concernant le mauvais fonctionnement de votre établissement, je me permets d’attirer de nouveau votre attention sur ce que j’appelle un dysfonctionnement tant médical que relationnel.

    Lors de ce courrier je vous signalais l’étrange conflit entre deux services pour le partage d’un bloc opératoire (entre les docteurs DE TINGUY et DAOUDI, entre l’opération d’un cancer de ma mère et d une opération bénigne d’une tierce personne - dixit vos confrères).

    Hospitalisée en août 2012 pour un cancer de la vessie, ma mère est sortie de votre hôpital en septembre 2012 avec une poche urinaire et une poche fécale avec confirmation du docteur DE TINGUY qu’il n’y avait plus de trace de cancer.

    Comme pour tout cancer découvert, je suppose que vous avez un protocole qui préconise une visite tous les trois mois. Ma mère n’a été revue que six mois après, lors d’une insuffisance rénale. Au mois d’août 2013, elle a de nouveau été hospitalisée suite à une alerte cardiaque. Il a fallu trois jours à vos services pour diagnostiquer une occlusion intestinale ??, passant par le diagnostic d’une gastro-entérite, puis d’un problème cardiaque. Elle a dû être opérée d’urgence par le docteur DAOUDI. Lors de cette opération le chirurgien a découvert des polypes sur divers organes. Le cancer avait eu le temps d’évoluer rapidement en l’absence de surveillance adéquate.

    Nous avons demandé auprès de ce dernier un transfert dans un centre hospitalier ayant un service spécialisé en cancérologie, la seule chance pour ma mère de s’en sortir. Il nous a été répondu que nous ne pouvions pas changer de département et que CAEN ou LE MANS était impossible. Pourtant suite à la circulaire du 2 mars 2006 relative aux droits des personnes hospitalisées il y a un article qui stipule que toute personne est libre de choisir l’établissement de santé qui la prendra en charge.

    Après une convalescence, ma mère est rentrée chez elle, sans aide ni prise en charge spécifique. Aucun de vos médecins ne l’a suivie ou a délivré une ordonnance de soins à domicile pour surveillance.

    Elle est retournée à l’hôpital le lundi 25 novembre 2013, très amaigrie. Nous l’avons appelée le mercredi 27 novembre comme tous les jours, elle avait une conversation audible mais difficile. Le lendemain matin vers 9h00, inquiet, nous l’avons rappelée mais cette fois-ci les infirmières nous ont dit qu’elle ne parlait plus et ne bougeait plus. J’ai demandé à l infirmière quel était son état, elle m’a répondu qu’elle ne savait pas et qu’elle ne pouvait rien dire car les médecins de service ne leur communiquaient pas d’informations et qu’ils ne pouvaient pas parler au téléphone.

    Ma sœur habite à PARIS et moi RENNES. J’ai donc fait le déplacement dès le début de l’après midi pour découvrir ma mère avec un visage complètement atrophié, inconsciente, les yeux ouverts et cherchant de l air. J’ai de nouveau demandé des explications à l’infirmière, il m’a été répondu qu’elle était remontée comme cela du scanner et qu’elle n’avait aucune information des médecins.

    « Un scanner sur une personne qui ne bougeait plus et ne répondait plus c’est de l’inconscience, voir de l’incompétence notoire. Ce scanner aurait dû lui être dispensé depuis plusieurs mois puisque prévu depuis longtemps. Je soupçonne et j’accuse qu’il a été réalisé pour facturer un acte à la sécurité sociale, un abus inacceptable que je dénoncerai. »

    Au vue d’une respiration très difficile, agonisante, je suis allé voir le docteur DE TINGUY pour qu’elle lui administre de la morphine afin qu’elle ne souffre plus. Elle a répondu que ma mère ne souffrait pas, n’a donc rien prescrit en précisant qu’elle passera dans la chambre rapidement. Elle m’a laissé dans la détresse dans laquelle je me trouvais, elle n’est passée que 3heures30 plus tard, toujours en signalant que ma mère ne souffrait pas. En insistant, le docteur STOIKA a prescrit de la morphine à faible dose et nous sommes restés toute la nuit comme ça avec des infirmières impuissantes car elles attendaient les consignes de ces « grands médecin »s. Pendant ce temps, toute la nuit, ma mère agonisait, était inconsciente avec ses membres crispés et cherchait sa respiration.

    Le lendemain, dans la matinée, nous avons demandé à l’équipe médicale de soulager ma mère, évoquant la loi LEONETTI de 2005 afin de l’aider à se détendre car elle était de plus en plus contractée. Nous étions conscient de son état de santé. Nous demandions à votre équipe médicale un soutien afin qu’elle puisse mourir dans la dignité et non dans la souffrance. Au vu de son état, nous nous énervions de plus en plus car nous avons vu un personnel soignant compétent mais impuissant, attendant les consignes de ces « grands médecins » qui ne voient que leur nombril et leurs égos. Devant notre insistance, le docteur des soins palliatifs, qui a dû attendre l’accord du docteur DE TINGUY, a fait administrer par une infirmière une dose minime d’anxiolytique HYPNOVEL. Même un docteur du service palliatif doit demander au chef de service l’autorisation de prescrire mais dans quel monde vit-on dans votre HOPITAL. Il ne s’agissait pas d’un traitement létal mais juste un traitement lui permettant de se détendre.

    Après cette injection ma mère s’est détendue et s’en est allée après avoir subi toutes ces incohérences médicales qui lui ont fait vivre une véritable torture en fin de vie!! Cela aurait pu être évité si les docteurs chirurgiens DE TINGUY et DAOUDI avaient mis leur égo de côté et s’étaient un peu plus intéressés à leur patient en communiquant avec le personnel soignant et en s’inquiétant des volontés du malade.

    Ma mère est décédée le vendredi 30 novembre 2013 vers 13h00

    Monsieur le directeur, notre famille a plusieurs questions qui sont sans réponse :
    A quoi a servi le dernier scanner dont nous n’avons eu aucun résultat. Vos « spécialistes » n’avaient donc pas vu que notre mère était en fin de vie ?;
    Pourquoi son transfert a-t’il été refusé vers un service de cancérologie alors que vous ne disposez pas d’un tel service avec médecins cancérologues ?;
    Pourquoi l’hôpital n’a pas mis en place un suivi médical ?, le protocole cancer prescrit une visite tous les trois mois après opération, la visite a eu lieu au bout de six mois à l’occasion d’une urgence médicale.
    Pourquoi le personnel soignant, très compétent, semble manquer d’information de la part de vos médecins, laissant la famille dans l’ignorance ?.

    Monsieur le directeur, vous n’avez pas répondu il y a un an à mon recommandé qui dénonçait la guerre de vos chefs médecins pour un bloc opératoire. Je ne pense pas que vous fassiez acte de courage pour ce présent courrier.

    Veuillez agréer, monsieur le directeur, mes sincères salutations.

    Copie adressée :
    OUEST FRANCE
    ORNE HEBDO
    ARS (agence régionale de santé)

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