Le frelon asiatique bientôt dans l'Orne

L'apiculteur Valframbertois Patrick Gaugain relativise les inquiétudes autour de l'abeille. Pourtant, les difficultés à faire vivre son cheptel sont réelles. Un phénomène....

Publication : 13/10/2010 à 09:00

L'apiculteur Patrick Gaugain est optimiste malgré les risques.

L'apiculteur Patrick Gaugain est optimiste malgré les risques.


L’apiculteur Valframbertois Patrick Gaugain relativise les inquiétudes autour de l’abeille.
Pourtant, les difficultés à faire vivre son cheptel sont réelles.
Un phénomène l’inquiète particulièrement : l’arrivée du frelon asiatique. Un prédateur redoutable pour l’abeille, qui est arrivé de Chine en 2006. Après avoir colonisé le sud-ouest, il est aujourd’hui aux portes de l’Orne. Il a été repéré dans la Sarthe il y a une semaine. “Dans deux ans, il sera ici“, assure l’apiculteur. Une chose est certaine : “il va venir perturber un équilibre déjà précaire. Il terrorise les abeilles au point d’empêcher tout butinage“.

  1. Isabelle
    13 octobre 2010 22:30
    Aimons les abeilles, non seulement pour leur miel mais aussi comme co-productrices de fruits et de légumes, elles sans qui disparaîtrait une part si importante de nos ressources alimentaires... Saluons avec enthousiasme toute action en leur faveur, et en particulier celle-ci, qui est une initiative on ne peut plus heureuses! Sait-on que le miel peut se conserver pour une durée allant jusqu'à... cinq cents ans! Et plus encore, dans l'absolu, puisque dans l'ancienne Égypte, il servait à l'embaumement des morts et à leur conservation. Ces insectes au corps minuscule, dont la durée de vie n'excède pas 45 jours, ont donc la capacité de fabriquer un produit moins périssable que tout ce que l'industrie agro-alimentaire humaine a pu inventer jusqu'à ce jour! Édifiant, n'est-ce pas? Je me souviens combien nous étions fascinés, enfants, lorsque l'institutrice nous racontait l'histoire des abeilles... Signer Isabelle en réaction à un article traitant des abeilles, on ne peut pas rêver mieux, n'est-ce pas ? L'énigme du jour, je vous la pose: pourquoi? Sachant que vous la connaissez certainement déjà et que vousavez tous répondu, je me permets de vous poser maintenant une question beaucoup plus sérieuse: avez-vous remarqué que les dictionnaires ne répertorient aucun mot pour définir les gens qui,comme nous, aiment passionnément les abeilles? L'éducation au respect des richesses de la nature passe aussi par les mots, qui sont énergie, et en trouver un digne de porter le drapeau de la passion pour la sauvegarde de nos chères petites, n'est pas chose facile. Avec une amie, Anne, nous avons eu beau chercher partout, nous n'avons rien trouvé de convaincant: "abeillophile", déniché au hasard du Web, c'est facile, pas cher,et ça ne rapporte rien ni à la langue française, ni à la poésie qu'il y a dans le fait d'être amoureux de ces petits êtres si ardents au travail pour le bien de l'ingrate humanité qui non seulement ne rend pas aux abeilles une parcelle du bienfait qu'elles lui donne, mais encore a fini par réussir à se faire croire que les abeilles avaient besoin d'elle pour ne pas disparaître! Bienvenue au royaume des pompiers pyromanes, ce monde à l'envers où Homo Sapiens Sapiens, loin de mériter le nom ronflant qu'il s'est attribué par usurpation d'identité, est devenu fou au point de scier en toute quiétude la frêle branche sur laquelle il est assis? lui et ses enfants. Sit-on que le frelon asiatique a été introduit en Europe avec l'importation des bonzaïs, ces arbres nains cultivés par les Japonais et qui sont génétiquement adaptés pour pousser là où leur espèce a vu le jour? Ce monde qui ne sait même pas comment appeler ceux qui aiment les abeilles pour de vrai! Donc, on la dit, "abeillophile", ce n'est pas beau et ça ne marchera pas. "Apicophile", pourquoi pas, mais mon amie et moi-même avons l'intuition que ce n'est pas encorela bonne formule. Alors, la nature ayant horreur du vide, Anne a décidé que le mot magique, il fallait l'inventer. Et comme sa grande fille se prénomme Melissa, et que le substantif latin Melis signifie "petite abeille" (désignant donc l'abeille ouvrière), eh bien, bonnes gens, désormais, un amoureux des abeilles, qu'il soit apiculteur ou seulement défenseur de leur cause, sera appelé "méliophile". Nous avons d'ailleurs décidé (et telle est aussi la raison pour laquelle je publie ici ce message), de parrainer une ruche via le site "un toit pour les abeilles", afin entre autres, de donner une réalité concrète à notre passion pour ces chères petites travailleuses de l'ombre. Autant de bonnes idées qui ne devraient pas être conçues pour se faire concurrence, mais au contraire pour s'ajouter et se compléter les unes les autres, en vue du plus grand bien de ces "chères petites", comme il nous plaît tant de les appeler. Un bien qui est aussi le nôtre et celui de nos enfants après nous! Méliophiles nous sommes, méliophiles nous resteront, et chiches qu'afin de faire accepter ce mot des lexicographes et même des académiciens, partout où on aime les abeilles, on le fera entrer dans l'usage en le propageant comme la meilleure et la plus douce des épidémies. Vive les abeilles, et vive les... méliophiles!




CaptchaVersion audio
Changer l'image