
"J'ai fauché il y a 15 jours, rien n'a repoussé, tout est jaune-marron", explique Josiane Hertault.
La sécheresse entraîne des pertes de production considérables. Les subventions ne suffisent pas.
En 2010, l’agriculture est au plus mal. “Mais là on ne voit pas le bout du tunnel”, explique Josiane Hertault, agricultrice à Saint-Nicolas-des-Bois.
Des dégats considérables
L’implantation des céréales a été difficile à l’automne. Un hiver rigoureux a suivi, puis un printemps froid et sec. Et maintenant la sécheresse. Elle entraîne une pousse de l’herbe très tardive. Pour le foin, globalement, la récolte a été divisée d’un tiers. L’implantation du maïs a été catastrophique à cause du froid, et aujourd’hui, il manque d’eau. Les prairies sont des “paillassons”. Après la fauche, l’herbe repousse normalement. là, c’est marron… tout sec. Pour les céréales, “il n’y aura ni la quantité, ni le prix”. Les éleveurs sont les plus touchés par la sécheresse. “Il y a des êtres vivants à nourrir, on n’a pas d’alternative”. Mais il n’y a plus de nourriture et le portefeuille des agriculteurs est raplapla. “Mes vaches, quand elles passent la journée sous la chaleur, sans manger ni boire suffisamment, elles ne donnent plus de lait”.
Des agriculteurs découragés
Ils ne savent pas comment ils vont continuer à nourrir leurs animaux…






