
Jean - Marc Vincent, président d'Unébio
C’est un groupement à l’envergure nationale, qui a vu le jour à Alençon. Le président général, Jean – Marc Vincent, est aussi un éleveur installé à La Perrière, entre Mamers et Mortagne. Il revient sur les tenants et les aboutissants de la société.
Pourquoi avoir créé Unébio ?
Parce que nous ne voulons pas reproduire les erreurs du passé, et nous retrouver dans une crise agricole, comme celle que connaissent nos confrères qui font de l’agriculture conventionnelle. En 2004, on a décidé de créer un groupement d’éleveurs bio. C’est une SAS nationale qui regroupe 11 actionnaires, uniquement des éleveurs, et qui emploie une vingtaine de salariés (dont 12 sont à Alençon). Le principe : nous gérons la commercialisation de nos produits, et ne la confions pas à des grands groupes. En tout, 1 300 éleveurs ont rejoint le groupement, dont 220 en Basse – Normandie. Ce qui représente 60 % de la viande bio en France.
Comment procédez-vous ?
On ne veut pas que l’on nous impose un prix. Alors on fixe, au préalable nos tarifs, en prenant en compte les cours du marché, les volontés des distributeurs… On les considère comme des partenaires. Et, dans nos calculs, on se dégage une marge, à chaque étape du processus de commercialisation de la viande. On gère la production de A à Z : choix des animaux, abattage, ordonnancement des carcasses… On a aussi créé notre propre marque : Viande bio.
Lire la suite de l’interview dans l’Orne Hebdo du 11 mai






