La tête baissée, il ne lève les yeux que rarement. Assis dans le box des accusés, François Demé, 41 ans, qui comparaît pour meurtre, a bien du mal à affronter le regard de sa famille. Sont assis au premier rang, le fils, le frère jumeau, et la veuve de la victime : Julien Demé. Qui n’est autre que le frère de l’accusé. Également présent dans la salle : la mère et les filles de l’accusé, qui elles, le soutiennent. Tous sont issus de la communauté des gens du voyage. C’est dans ce climat de tension palpable et permanente que s’est déroulé le procès d’un fratricide devant la Cour d’Assises de l’Orne, mardi 26 et mercredi 27 janvier. Un procès placé sous haute sécurité, avec présence des CRS, et lors duquel les esprits se sont échauffés à plusieurs reprises.
Lire le compte-rendu d’audience dans l’Orne Hebdo du 2 février.






