Une victime de Saint-Léonard en colère
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Un homme d’une cinquantaine d’années (qui souhaite conserver l’anonymat) a vu son véhicule brûler dans la nuit du 26 septembre dernier. Ce week-end là, ce sont douze véhicules qui avaient été incendiés, dans différents quartiers de la ville.
“Ma voiture était garée dans le quartier Saint-Léonard, place Marguerite de Lorraine”.
C’est son fils de 21 ans, à 6 h 15 du matin, qui a donné l’alerte. ” Il avait pris la voiture cette nuit-là. Il était en larme et je n’arrivais pas à comprendre ce qui se passait”.
Suite au choc, c’est l’indignation qui s’est emparée du propriétaire du véhicule. ” J’ai été scandalisé par les propos du maire, Joaquim Pueyo. Ce dernier s’est félicité de la fête de Perseigne, qui avait eu lieu le lendemain des incendies. Entendre parler de barbecue alors que votre voiture a cramé est tout simplement inconcevable”, lance-t-il.
“J’attends un peu de considération”
Il regrette également de ne pas avoir eu de contacts avec les élus. ” Il paraît que le maire a pris contact avec les victimes. Personnellement, j’attends toujours son appel. Je lui ai envoyé une lettre, et il n’a même pas répondu. Je suis un contribuable, j’attends un peu de considération”.
Interrogé sur ce sujet, le maire explique que les élus n’ont pu se rendre physiquement au domicile de la victime, car ce dernier habite au Mans. “Néanmoins, une lettre lui a été envoyée quelques jours après les incendies, lui indiquant qu’il pouvait prendre contact avec le CCAS”.
L’homme est également “choqué” par le fonctionnement de l’association d’aides aux victimes, et du relais qui en est fait dans la presse. ” Elle aide les personnes qui ne sont pas assurées… C’est aberrant. C’est de l’incitation à ne pas assurer son véhicule. Moi je suis en règle. J’ai appelé, on m’a demandé de communiquer mes revenus et on m’a dit que je n’avais droit à rien. Mon véhicule était neuf et m’avait coûté 33 000 €. Je suis assuré “tous risques” et je vais récupérer la valeur de l’argus, c’est-à-dire 16 000 €. Je perds de l’argent, sans compter le matériel qu’il y avait dans la voiture”, explique-t-il. Avant de conclure : ” l’argent perdu pour la fête de Perseigne aurait mieux servi s’il avait permis d’indemniser toutes les victimes”.
E.J


